Le temps ne joue pas en notre faveur, mais les 19 équipages sont bien à l’heure au départ avec la ferme intention d’en découdre. Le timing  est bien respecté, et déjà à 11 heures on est sur le lieu de notre premier repas; un majestueux pique nique au lac de Casteljaloux. A peine les sandwichs avalés le café pris à la hâte que certains piétinent impatients de se rendre à la première visite ; le vignoble DUBOURG. Blanc, rosé, rouge, la dégustation va bon train sans se soucier du ‘’taux d’alcoolémie’’ cher aux hommes en bleu bordant les nationales, heureusement il ne reste que quelques kilomètres en pleine campagne ! Et rapidement nous nous installons à l’hôtel IBIS de St Emilion, le temps de se rafraichir ou de piquer un petit roupillon récupérateur qu’il est déjà l’heure de repartir en direction de Sainte Terre premier objectif de notre périple.

Sainte Terre capitale mondiale de la Lamproie nous accueille fièrement nous présente et nous fait déguster le met incontournable de la région. Les septiques ne le sont plus, les hésitants sont convaincus tout le monde apprécie d’autant plus que ces bordelais nous ont réservé un accueil des plus chaleureux, et nous les en remercions. Après 2 pas de danse pour faire honneur au superbe orchestre ‘’CEZANELLA’’ les 36 ‘’pèlerins’’ du 65 s’éclipsent discrètement  une autre journée les attend ce dimanche.

Saint Emilion sera la journée culturelle de notre escapade, en commençant par la visite fort intéressante à la cave monolithe des vignobles GALHAUD, creusées dans le roc sans doute l’une des plus belles au cœur de la cité. Cette métropole médiévale regorge de si nombreux trésors que la journée ne suffit pas, le couvent des Cordeliers, la collégiale et son cloître, l’église monolithe, la tour du Roy, le palais Cardinal, la halle du marché, les murailles, les tertres, … Bref, nos pèlerins après avoir arpentés les ruelles aux pavés datant du moyen-âge accusent très vite quelques fatigues et jurent préférer revenir que terminer la visite. Au fait, une question vient à l’esprit comment appelle-t-on les habitants ; les St-Emilionnais ou l’émillionnaires ?

Soirée plus calme à l’hôtel avec juste une petite dégustation des crus locaux, finalement on est là pour ça aussi!

Le lendemain, nous ne pouvons pas rentrer sans faire un détour au Cabestan la ferme du pêcheur spécialiste de la Lamproie, quelques petits achats afin de ne pas oublier les amis et reprenons la route en direction des landes pour la restauration du midi. Nous y sommes si bien accueillis que nous décidons de nous y attarder.

Jean nous amène alors dans un haut lieu landais, une palombière, dont un de ses amis nous ouvre les portes et nous l’en remercions. Nous parcourons les pas moins de 3 kilomètres de galerie parsemées de quelques tours de guets et autres annexes avec les commentaires connaisseurs de notre guide. Mieux que des explications voir les photos jointes. La pluie interrompt cette promenade digestive et nous reprenons la route jusqu’à notre domicile en ayant pris soin de noter la recette de la Lamproie à la bordelaise (la vraie recette avec du vrai bordeaux rouge graves).

  1. 1.        La veille, nettoyer les poireaux, ne conserver que les blancs (en tronçons de 7 à 8 cm).
  2. 2.       Les faire revenir dans un mélange 50/50 beurre/huile.
  3. 3.       Saupoudrer avec la farine et laisser brunir. Mouiller avec 1 litre de bon Bordeaux.
  4. 4.       Ajouter un gros oignon, thym et laurier, sel et poivre, laisser réduire 2 heures minimum.
  5. 5.       Renouveler la cuisson le lendemain si nécessaire jusqu’à la fonte complète des poireaux.
  6. 6.       Pendre la lamproie vivante par la tête sur un crochet et inciser la queue, au dessus d’un plat creux contenant un bon verre de vin (afin d’éviter la coagulation du sang).
  7. 7.       La laisser se vider totalement (environ 1h).
  8. 8.       Dans un grand faitout, faire bouillir de l’eau et ébouillanter la lamproie quelques secondes.
  9. 9.       Racler le limon au couteau.
  10. 10.    Fendre la lamproie dans sa longueur et ôter tête, branchies, œufs. Rincer à l’eau froide.
  11. 11.    Couper la lamproie en tronçons d’environ 4 à 5 cm et les mettre dans une marinade composée du sang auquel on ajoutera 1/2 bouteille du même vin, herbes fines, sel et poivre.
  12. 12.    Laisser mariner au réfrigérateur au moins 2 heures. Faire revenir à l’huile d’olive 2 échalotes hachées avec 2 tranches de jambon de Bayonne émincées.
  13. 13.    Ajouter les morceaux de lamproie bien égouttés, les faire dorer à feu vif, puis baisser le feu. Flamber à l’Armagnac.
  14. 14.    Mettre le contenu de la poêle et la marinade au sang dans la sauce aux poireaux et laisser cuire à petits bouillons durant 20 minutes.

        Bon appétit !

Nos anciennes ont donc parcouru 600 kilomètres sans la moindre défaillance, félicitations à leurs propriétaires, et merci à tous pour cet agréable week-end passé ensemble